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Protéger les animaux à Zanzibar

L'île abrite une espèce de singe qui ne vit nulle part ailleurs au monde, et une partie de son habitat se trouve à quelques kilomètres du lodge.

Un colobe roux de Zanzibar dans les arbres

Colobe roux de Zanzibar (Piliocolobus kirkii) — photo Wikimedia Commons, auteur et licence à compléter

Un singe qui n'existe qu'ici

Le colobe roux de Zanzibar, Piliocolobus kirkii, est endémique de l'île d'Unguja. On l'appelle localement kima punju. Il se reconnaît à son dos roux, son ventre clair et l'auréole de poils blancs qui encadre sa face noire. Comme tous les colobes, il n'a presque pas de pouce : une adaptation à la vie dans les branches.

Le recensement complet mené par la Wildlife Conservation Society a établi une population totale d'environ 5 862 individus. Près de la moitié vit dans le parc national de Jozani-Chwaka Bay, le seul parc national de Zanzibar. L'espèce est classée en danger sur la liste rouge de l'UICN.

Le sud fait partie de son territoire

C'est le point que peu de visiteurs connaissent : l'espèce ne dépend pas seulement de Jozani. Elle occupe aussi un chapelet de forêts sur roche corallienne qui s'étend de la réserve de Kiwengwa-Pongwe, au nord, jusqu'à la forêt de Mtende, à la pointe sud de l'île.

Autrement dit, le lodge se trouve dans l'aire de répartition de l'espèce. Les singes que l'on voit passer le matin ne sont pas une curiosité de passage : ils appartiennent à une population endémique en danger.

La difficulté est que la plupart de ces fragments forestiers sont petits et situés hors des zones officiellement protégées, dans une île dont la densité humaine dépasse 400 habitants au kilomètre carré. Moins de deux pour cent de la surface d'Unguja est consacrée à la conservation de la faune et de la flore indigènes.

Les menaces, dans l'ordre

Ce qui fonctionne

Le colobe est protégé par la loi depuis 1919, mais la protection légale seule n'a jamais suffi. Le parc de Jozani-Chwaka Bay a été créé selon un processus participatif, avec l'objectif explicite que les villages voisins touchent une part des revenus du tourisme. Avant cela, les communautés voyaient le gouvernement encaisser l'argent des visiteurs pendant que les singes détruisaient leurs cultures.

Le second levier est le zonage des terres communautaires, à travers des accords de gestion forestière communautaire qui donnent aux villages le mandat de gérer leurs propres zones. Le colobe sert d'espèce parapluie : en protégeant son habitat, on protège tout ce qui vit dedans.

Ce que vous pouvez faire, concrètement

Sources

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Le blog du lodge : la faune de l'île, son histoire, ses épices et sa cuisine.